Marie-Christine Horn

Lausanne

Bons plans et recommandations de visites

… et encore quelques suggestions

J’aime particulièrement la Collection de l’Art Brut de Lausanne, qui a été une source d’inspiration et de renseignements pour l’écriture de Tout ce qui est rouge. J’adore évidemment Ouchy et son port, son château et le magnifique quai où les gens se promènent, font du roller, mangent une glace en été. Le marché de Noël, place St-François, est un rendez-vous annuel indispensable, avant de se rendre au Flon où l’animation est constante et les bars multiples. On appréciera également la vie nocturne proche de la cathédrale, au Lapin vert ou au XIIIème. Puis le samedi on se rendra à la Riponne histoire de faire son marché. Ici, on descendra au 3ème niveau du parking pour admirer le lit de La Louve. Ensuite, on ira prendre un peu l’air à Sauvabelin où on ne manquera pas de grimper sur la tour afin d’observer un magnifique panorama à 360°.

Biographie

Marie-Christine Horn est née en 1973 à Fribourg. Elle a écrit plusieurs romans dont une série avec l’inspecteur Charles Rouzier et participé à plusieurs recueils de nouvelles.

Bibliographie sélective

Série inspecteur Charles Rouzier

  1. La Piqûre, éditions Mic-Mac (2006)
  2. Tout ce qui est rouge, édition L’Âge d’Homme (2015)
  3. Dans l’étang de feu et de soufre, BSN Press (2022)
©Zelda Chauvet

Interview

Marie-Christine Horn - Lausanne

Tes livres se déroulent dans la région de Lausanne. Pourquoi as-tu choisi cette ville ?

Lausanne pour les deux premiers volumes, puis Fribourg pour le troisième, même si effectivement Charles Rouzier est un lausannois pure souche. J’ai toujours aimé Lausanne, pour son ambiance, son architecture et ses drôles de rues pentues. Ses quartiers ont des airs de village, la ville est animée, les activités culturelles multiples et on y trouve d’excellentes enseignes où se restaurer. Et puis, il y a le lac, qui nous emmène en vacances dès qu’on y plonge les pieds.

Charles Rouzier est un lausannois pure souche. J’ai toujours aimé Lausanne, pour son ambiance, son architecture et ses drôles de rues pentues.

En quoi Lausanne est-elle un décor idéal pour un roman policier ?

La construction même de la ville est idéale comme décor de roman policier, avec ses rues pavées, ses collines, son dénivelé. On pourrait la comparer à un immense toboggan. De quoi laisser glisser quelques intrigues. Aussi, j’aime ces ambiances qui changent au gré des quartiers, comme s’il s’agissait de petits hameaux indépendants où l’humeur varie selon ses habitants. Rouzier, par exemple, possède un appartement Sous-Gare. C’était le lieu parfait pour une personnalité comme la sienne.

Peux-tu nous parler de Charles Rouzier ? Comment ce personnage est né ?

J’aime les personnages atypiques, un peu caractériels. Rouzier, pour moi, c’est exactement ça. Je voulais un inspecteur qui ne soit pas un héros, ni un sauveur. Il fait son job. Pas par vocation, pas pour sauver l’humanité. Juste parce que c’est son boulot. Il veut mériter son salaire, point. C’est quelqu’un d’expérimenté, qui a appris à composer avec ce que l’humanité a de plus sombre. Parce que quand tu es flic, tu ne croises pas que des gens avec une vie bien rangée. Tu rencontres des trajectoires cabossées, des existences parfois très simples, parfois très violentes. Jean Chauma disait : « pour être criminel, il ne faut pas être trop intelligent ». Parce que dès que tu réfléchis un peu aux conséquences, tu ne passes pas à l’acte. Et c’est vrai que beaucoup de gens qu’on retrouve dans les dossiers sont des gens « simples », au sens où ils ne mesurent pas toujours ce qu’ils font. Et ça te blinde, forcément. Tu vois trop d’horreur, trop d’injustices. Moi, j’ai eu la chance de parler avec des flics en dehors du cadre pro — autour d’un verre, à une grillade. Et là, tu vois le basculement. Les regards changent. Il y a une fatigue, une lassitude, une colère même. Une haine de l’être humain, parfois. Parce que la justice, c’est très compliqué. On ne répond pas à la justice, on répond à la loi. Et parfois, rien n’est plus injuste que cette justice-là. Ça crée un conflit intérieur énorme.

Quand tu as imaginé Rouzier, tu avais déjà eu toutes ces discussions avec des flics ? Ou bien c’est venu après ?

Non, ça me travaillait déjà. Mon parrain était flic. Donc j’avais une idée assez précise du désenchantement qui peut venir avec ce métier. Ce sont souvent des gens qui deviennent désabusés, un peu distants, parce que tu dois encaisser des drames en permanence. Alors, pour compenser, tu développes une sorte de bonhomie, tu bois des verres, tu racontes des conneries. Mais c’est une carapace. Rouzier, je pense qu’au départ, il a voulu faire les choses bien. Et il a cru que s’investir à fond dans son boulot, c’était noble. Dans les deux premiers tomes, tu crois que s’il a pris de la distance avec sa femme et ses filles, c’est à cause de sa carrière. Tu penses qu’il a sacrifié sa vie privée pour être un bon flic. Mais dans le troisième… tu comprends que c’est faux. C’était une excuse. C’est là qu’il change. Il commence à se regarder en face. Il dit clairement qu’il ne se sentait pas à la hauteur en tant que mari, et père. Il n’aimait pas faire les devoirs, gérer les cris des enfants, être disponible à la maison. Alors le boulot est devenu un refuge. Une excuse pour fuir. Et ses filles l’ont bien compris. Elles ne sont pas dupes. Elles ne lui en veulent pas parce qu’il a « privilégié sa carrière », mais parce qu’il a été un père absent. Un père inefficace. Il essaie de se rattraper, mais pas pour les bonnes raisons. Il saisit une opportunité, mais c’est égoïste. Ce n’est pas parce qu’il se dit : « C’est le moment de réparer mes erreurs. » C’est parce qu’il réalise qu’il est vieux, qu’il n’a même pas de numéro d’urgence dans son téléphone. Il a peur de finir seul. C’est ça, Rouzier : un bon flic, mais un égoïste. Et quand il revient chez sa fille, c’est un retour brutal à la réalité. Il sort de sa zone de confort. À Lausanne, il se croyait important. À Fribourg, il ne vaut plus rien. Il est hors de sa juridiction, il n’a aucun pouvoir. Et en plus, il tombe sur un inspecteur local qui est une vraie caricature. Je me suis un peu vengée en l’écrivant, je dois l’avouer. J’ai eu affaire à des policiers fribourgeois que j’ai trouvés très « shérifs ». Aucune réflexion, zéro recul. Et ça, je l’ai vu aussi avec mon fils, qui a eu des problèmes avec la justice — pas toujours justifiés. Quand tu vois des flics qui arrêtent des gamins de 14 ans pour un vélomoteur un peu trafiqué, mais qui n’osent pas bouger quand des femmes se font battre ou violer… c’est révoltant.

Et tu as mis tout ça dans cet inspecteur fribourgeois ?

Oui. Il en prend pour tous les autres. Il est drôle, caustique, ridicule, même. Mais Rouzier, lui, reste borderline. Ce n’est pas un bon père, ce n’est pas un bon mari. Et même pas un bon copain. Avec Laurence, par exemple, il avait une vraie chance de construire quelque chose. Mais il la traite mal, limite de manière agressive. C’est presque de l’agression sexuelle, la manière dont il agit avec elle. Il dépasse les bornes. Il est vraiment sur la ligne. Mais malgré tout ça, il a quelque chose d’attachant. Comme ce collègue de bureau un peu lourd, un peu macho, mais dont tu sais qu’il n’est pas fondamentalement méchant. Il est juste décalé. Et quand tu lui dis que ce n’est plus acceptable, il est surpris. Je vis ça tous les jours, dans mon boulot. Des types de 50-60 ans, gentils mais complètement à côté de la plaque. Quand l’un appelle un collègue noir « Blanche-Neige », il croit être drôle. Et l’autre rigole, par politesse. Mais ça ne va pas. C’est déplacé, raciste, humiliant. Et quand je le lui fais remarquer, il tombe des nues. Il dit : « Mais enfin, il aime bien ! » Non. Il supporte, il n’ »aime » pas. Il sourit parce qu’il est poli, pas parce que c’est OK. Beaucoup se taisent par lassitude ou par peur. Mais je pense qu’on peut rétablir des choses sans être agressif. Il suffit parfois de dire calmement : « Ça ne se fait plus. » Et de continuer la discussion. J’ai de l’indulgence pour ces hommes d’une autre génération, qui ne sont pas fondamentalement méchants, juste largués. Et si on veut que ça change, il faut leur tendre la main. Pas les crucifier.

Qu’est-ce qui t’a poussée à écrire du polar ? Pourquoi ce genre-là, en particulier ?

C’est venu tout naturellement. C’est ce que je lis depuis toujours. J’ai une prédilection pour le roman noir et le roman policier, parce que je trouve que ce sont les genres les plus sincères. Dans le roman contemporain, tu sens souvent une certaine retenue, une prudence dans la façon d’aborder les choses. Le polar, lui, permet plus de liberté. Il est plus franc, plus punk quelque part. Tu peux aller au fond des émotions, parler cru, dire les choses comme elles sont. Et tu peux surtout dénoncer. Moi, j’aime les romans qui permettent de mettre en lumière des injustices de la vie quotidienne, des absurdités légales, des réalités sociales qu’on préfère ne pas voir.

Et c’était déjà le cas dans La Piqûre, ton premier roman ?

Complètement. J’y parlais de suicide, d’immigration, de résilience. Ce que je voulais comprendre, c’est comment quelqu’un qui débarque dans un pays inconnu peut trouver sa place, surtout dans un endroit fermé comme la Suisse. Et parfois, pour être accepté, il faut s’inventer une vie. J’ai connu des gens qui ont dû se créer un personnage pour survivre ici. Parce que si tu dis vraiment d’où tu viens, on ne t’accepte pas. Alors tu changes ton histoire, tu caches ton passé, tu te construis un masque. Et ça, ça m’a beaucoup marquée.

Et quand tu démarres un polar, il y a toujours une injustice qui déclenche l’envie d’écrire ?

Presque toujours. C’est souvent un sentiment d’incompréhension qui me pousse. Des choses qui me paraissent tellement évidentes, mais que les gens autour ne semblent pas voir. Et c’est frustrant. Le polar permet de forcer ton lecteur à se poser des questions. Parce que s’il veut comprendre l’intrigue, il doit comprendre la psychologie du personnage, ses motivations. Et une fois qu’il a compris ça, il est obligé de regarder la réalité autrement. Et je joue souvent avec l’ambiguïté morale, parce que pour moi, le criminel n’est pas forcément un monstre. Il y a toujours une raison, même tordue. Le crime, ce n’est pas seulement tuer quelqu’un. Il y a des crimes économiques, sociaux, psychologiques. On a tous en nous une part de criminalité potentielle. Ce qui fait la différence, c’est le déclic — ou son absence. Une situation extrême, une émotion violente, une faille, et tout peut basculer. Moi, j’aime bien penser qu’on est tous à deux doigts de quelque chose. Mais ce quelque chose ne se déclenche pas chez tout le monde.

Et ça, tu l’as mis aussi dans La Piqûre avec Carlos ?

Carlos, oui. Un jeune homme venu de la favela, magnifique, charismatique, et qui utilise son apparence comme seul capital. Il rencontre un homme en Suisse, qui tombe amoureux de lui, et il en profite pour rester ici. Certains lecteurs m’ont reproché ce choix : ils fantasmaient sur Carlos et n’acceptaient pas qu’il soit aimé par un homme. C’est ridicule. Mais ces réactions, elles disent beaucoup. Elles montrent que le corps masculin sexualisé, ça dérange encore. Et surtout, ça renvoie certaines lectrices à leurs propres projections : « Comment ça, il est gay ? Mais il est censé être pour moi ! » C’est absurde. Si tu tombes amoureuse de quelqu’un juste pour son physique, pose-toi des questions.

Tu dis souvent que Rouzier n’est pas un personnage très sympathique. Pourtant, tu sembles y tenir.

Oui, parce qu’il est authentique. Il n’essaie pas de bien faire, il fait ce qu’il peut. C’est un mec bourré d’orgueil. Quand il commence une histoire avec Laurence, par exemple, et qu’il se fait recadrer par un chef des pompiers, il la plaque. Pas parce qu’il ne l’aime pas, mais parce qu’il a perdu la face. Même à Fribourg, où il est hors de sa juridiction et où personne ne le connaît, il est blessé dans son amour-propre. C’est son gros point faible, son talon d’Achille : l’orgueil. Il peut reconnaître ses erreurs, mais il a beaucoup de mal à encaisser l’humiliation. Il y a quelque chose d’universel là-dedans. Et c’est aussi pour ça qu’il m’est attachant. Parce qu’il incarne cette faille humaine qu’on a tous, à des degrés divers. Il n’est pas parfait, il n’est pas brillant, il ne sera jamais un héros de roman. Il ne va pas sauver le monde. Il est juste humain.

Parce qu’il incarne cette faille humaine qu’on a tous, à des degrés divers. Il n’est pas parfait, il n’est pas brillant, il ne sera jamais un héros de roman national. Il ne va pas sauver le monde. Il est juste humain.

Et ça revient à ce que tu disais : on devrait pouvoir aimer les gens avec leurs défauts. Pas seulement pour leurs belles actions.

Exactement. On est tous des gens qui ont fait des choses bien, et des choses moches. Et parfois, on est le monstre de quelqu’un. Même sans le savoir. Ce n’est pas toujours volontaire, mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas l’assumer. Quand tu reconnais que tu n’étais pas au meilleur de ta forme, que tu as mal agi, que tu n’as pas vu les choses… c’est déjà un pas vers la lucidité. Et la lucidité, c’est ce qui te rend humain.

Et Rouzier, il est dans cette lucidité-là ?

Oui. Il n’a pas été un bon père, ni un bon mari, et il le sait. Il n’a pas d’illusions. Il a été lâche, absent, égoïste. Et pourtant, ses filles peuvent dire : « OK, il a raté sa vie de famille, mais c’était un bon flic. » Et parfois, c’est le seul héritage que certains pères peuvent laisser. Un métier bien fait, une compétence, une forme d’exemplarité professionnelle. Le reste, il n’y aura pas.

Tu as mentionné plusieurs fois l’évolution de Rouzier au fil des livres. Est-ce que tu avais dès le départ une vision claire de son cheminement ? Ou est-ce qu’il t’a surpris en cours d’écriture ?

Au début, il était surtout là pour servir l’enquête. Je n’avais pas prévu qu’il prenne autant de place. Mais je me suis attachée à lui. Parce qu’il est banal. Il n’a rien d’un héros. Il ne fera jamais la une des journaux. Il n’aura pas de médaille, ni de promotion miraculeuse. Il est ordinaire, et c’est ça que j’aime. Il va bientôt partir à la retraite, mais c’est impossible pour lui de rester sans rien faire. Il a tellement sacrifié sa vie privée pour son boulot qu’il n’a plus rien d’autre. Et comme beaucoup de gens dans ce cas, la retraite va le faire décompenser. Alors il va continuer, mais comme privé. Parce qu’il ne sait faire que ça. S’il arrête complètement, il devient alcoolique. Il se désagrège.

Et il n’a aucune envie d’être un héros, finalement ?

Non. Dans le premier tome, il pense encore pouvoir « briller ». Il croit qu’une grosse affaire à l’étranger pourrait le propulser. Il se prend un peu pour Carlos Ghosn — mais sans la fortune. Et puis il déchante. Parce qu’il comprend que le système ne veut pas de lui à ce niveau-là. Moi, je l’ai vu de l’intérieur. Mon ex-mari était serbe. J’ai eu affaire aux autorités suisses à l’étranger. Tu crois que c’est Kafka, mais c’est pire. Des gens qui font leur job, pas plus. Et quand t’es de l’autre côté, quand on te traite comme une merde, même avec un permis en règle, tu pètes un plomb. Et Rouzier, lui, il a ce sentiment d’être dépassé par le monde. Il est bon dans ce qu’il fait. Il a de l’instinct, de l’expérience. Mais aujourd’hui, ça ne suffit plus. On veut des jeunes, des profils plus lisses, plus formatés, plus diplomates. Et lui, il est tout sauf ça. Il est has-been. Il le sait. Il va être gentiment mis à la porte, avec une montre en or et un petit mot. En Suisse, on fait ça poliment : on t’organise un pot de départ, mais en réalité, on te pousse vers la sortie.

On sent que Rouzier te sert aussi à aborder des thématiques personnelles. Tu disais que tu t’étais attachée à lui presque malgré toi…

Oui. Au départ, il était fonctionnel. Il me fallait un flic. Et puis, en l’écrivant, je me suis rendu compte qu’il portait des choses que je n’avais pas encore digérées. Des choses personnelles, enfouies, parfois violentes. Je crois que l’écriture, c’est une manière de comprendre ce qu’on a vécu, ou ce qu’on n’a pas compris à l’époque. Mon père, par exemple. Je l’ai dit, il a été un très mauvais père. Et pendant longtemps, j’ai eu de la haine. De l’incompréhension. Pourquoi faire des enfants si c’est pour ne rien leur donner ? Ni amour, ni attention, ni respect. Et puis avec le temps, tu comprends qu’il ne savait pas faire. Tu peux pas demander à un poisson rouge de grimper à un arbre. Je pense qu’on peut aimer les gens pour ce qu’ils sont, pas pour ce qu’ils devraient être. Si tu n’aimes que les gens parfaits, tu n’aimes personne. Et puis de toute façon, on sera toujours le salaud de quelqu’un. On a tous fait du mal, parfois sans le vouloir. C’est ça que je voulais dire avec Rozier. Il ne sera jamais décoré. Il ne sera jamais admiré. Mais il a tenu debout. Il a fait son taf. Et à la fin, il est encore là, cabossé, lucide, un peu pathétique…

Et c’est là que l’écriture rejoint quelque chose d’essentiel ?

Oui. Parce qu’écrire, c’est rétablir un peu de sens dans le bordel. C’est poser des mots sur la colère, sur l’injustice, sur ce qu’on n’a jamais pu dire. C’est politique, l’écriture. Et profondément intime aussi. Tu veux comprendre pourquoi des gens font ce qu’ils font. Pourquoi ils pètent les plombs, pourquoi ils volent, pourquoi ils fuient, pourquoi ils laissent tomber leurs enfants. Tu veux comprendre — parce que si tu comprends, t’as une chance de ne pas reproduire. Et puis tu veux dire à d’autres : « Vous n’êtes pas seuls. » Et ça, ça vaut tous les prix littéraires.

Cathédrale de Lausanne

Marie-Christine Horn : « Dans La Piqûre, Charles Rouzier confie emmener ses amis étrangers visiter la cathédrale. »

Extrait : « Il chérissait Lausanne et ne concevait pas qu’on considère un autre endroit plus beau. Le patrimoine architectural et la magnifique cathédrale gothique aux cent cinq vitraux qui surplombait la cité le rendaient fier. Lors d’un séjour, des amis français avaient été enchantés d’entendre du haut du beffroi du monument religieux, le guet hurler : « C’est le guet, il a sonné douze ! » « Il crie l’heure de dix heures le soir à deux heures du matin », leur avait-il appris. »

Adresse : Pl. de la Cathédrale 1, 1005 Lausanne

Collection de l’Art Brut 

Dans Tout ce qui est rouge, la Collection de l’Art Brut joue un rôle central dans l’enquête. L’intrigue se déroule dans le milieu psychiatrique et un tueur s’ingénie à faire de ses victimes des tableau inspirés de ce courant artistique.

Extrait : « En attendant l’arrivée de son homologue, Charles décida de jeter un œil au livre d’art brut acheté au musée. Il avait tant lu et relu les dossiers des trois victimes qu’il en connaissait les contenus presque par cœur. Aucun des morts n’ayant été assassiné de la même façon, le seul point commun qui les reliait entre eux restait l’art brut. »

Adresse : Av. Bergières 11, 1004 Lausanne

©MVOBA 2025

Quais d’Ouchy

Marie-Christine Horn : « On retrouve l’emblématique port d’Ouchy dans les 3 romans, puisque c’est un peu le lieu de prédilection de Charles Rouzier, qui aime se changer les idées aux abords du lac lorsqu’une enquête devient complexe. »

Extrait : « Dès qu’il obtint confirmation de la présence de la jeune fille pour le lendemain, il attrapa son veston et prit la direction du quai d’Ouchy, en quête de la terrasse qui l’avait attiré quelques jours auparavant. Assis devant son café noir, il resta là, seul, à observer les passants. (La Piqûre). »

Adresse : Place de la Navigation, 1006 Lausanne

La quartier Sous-Gare

Personnage récurrent de trois de ses romans, Charles Rouzier, inspecteur à la police de Sûreté, y vit en solitaire dans le quartier Sous-Gare. Il l’évoque dans L’Etang de feu et de soufre.

Extrait : « Sa belle Lausanne, ses rues pavées, ses colimaçons, son port, sa vieille ville, ses bars guindés jouxtant les cafés miteux. Jamais il n’aurait pu imaginer se réveiller chaque jour autre part que dans son quartier proche de la gare. »

Adresse : Bd de Grancy, 1006 Lausanne

Terrasses du Lavaux

Marie-Christine Horn : « Dans L’Etang de feu et de soufre, on voit aussi Charles Rouzier évoluer en Lavaux. »

Extrait :  » Charles respira profondément. Le ruban autoroutier traversait le Lavaux, et la beauté du lieu l’hypnotisa, comme c’était le cas à chaque fois qu’il empruntait cette voie. Il regrettait cependant que l’Unesco l’ait inscrit au patrimoine mondial, à cause principalement des touristes qui affluaient de manière continue. La saison automnale mordorait les vignes, d’où s’élevaient des odeurs fruitées qui enrobaient la région d’une palette de parfums enivrants. »

Adresse : 1091 Grandvaux

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